Où faire publier ses nouvelles

19/09/2022
femme écrivant

 

En France, nombre d’éditeurs rechignent à publier des nouvelles. Mais, en dehors de l’édition classique, le dynamisme des revues et de l’édition indépendante fait vivre la fiction brève…

Sauf cas exceptionnels, si vous n’avez pas déjà publié un roman à succès, vos chances  de convaincre un éditeur classique d’éditer vos nouvelles sont quasi-nulles.  Il vous dira qu’en France, les nouvelles ne se vendent pas. Que les seuls à en lire sont précisément… ceux qui en écrivent (pas faux). Mais alors, où et comment faire publier ses nouvelles ?

Les éditeurs indépendants : petits, mais exigeants

Certes, il y a l’auto-édition, désormais accessible à tous grâce à internet.  Mais aussi des éditeurs indépendants, dynamiques et amoureux des formes brèves : par exemple les éditions Anti-Data qui lancent régulièrement un appel à textes sur un thème donnant lieu à un recueil collectif, et publient par ailleurs de nouveaux auteurs. Les éditions du Chemin de Fer qui font un travail tant sur le plan graphique que sur le plan littéraire, associant dans chacun de leur livre un artiste et un auteur, La Chambre d’échos, qui publie des romans mais aussi une belle collection de nouvelles, La Reine blanche, qui a choisi de publier uniquement les récits et nouvelles dont l’intensité répond à la théorie de l’effet d’Edgar Allan Poe… Vous les retrouverez au sein du Réseau de la Nouvelle qui réunit une trentaine d’éditeurs résolus à défendre le texte court. Ne négligez pas ces éditeurs qu’on nomme « petits », quoi qu’ils fassent le même travail que les « gros » : ils mettent  dans leur démarche autant de sérieux, de curiosité et de pugnacité (sinon plus ?) que leurs aînés ayant pignon sur rue… N’oubliez pas, avant de leur envoyer un manuscrit, de feuilleter leur catalogue ou (mieux) de lire ce qu’ils publient pour vérifier que votre production s’inscrit dans leur ligne éditoriale. Côté édition en ligne, Short Edition propose une plate-forme où publier ses textes et lance régulièrement des concours qui peuvent ouvrir la voie d’une publication papier.

Les revues : dynamiques et pugnaces

Les revues littéraires, quant à elles, ont bien souvent aussi un comité de lecture et font un travail sérieux et exigeant. Certaines vous feront même des retours argumentés si vos textes sont refusés : parmi les plus actives, les revues Rue Saint-Ambroise, Pourtant, Brèves ou Décapage… Là aussi, avant d’envoyer un manuscrit, lisez ce qu’elles publient et, si leur contenu vous plaît, abonnez-vous ! Vous leur apporterez ainsi un soutien dont elles ont besoin pour continuer d’exister. N’oubliez pas les revues en ligne comme Onuphrius ou L’Ampoule qui lisent (et publient si affinités) les textes envoyés par mail. Vous découvrirez d’autres revues au Salon de la Revue qui se tient chaque année à Paris, en novembre, à l’espace des Blancs-Manteaux. Enfin, certains salons sont entièrement consacrés à la nouvelle comme la Journée de la Nouvelle organisée par le Réseau de la Nouvelle, à Paris ou Place aux nouvelles, à Lauzerte.

Les concours : un bon entraînement

Nombreux sont les concours consacrés à la nouvelle : près de 200 en France ! A thème ou non, souvent dotés de prix, ils  vous donnent l’occasion d’exercer votre plume et, si votre nouvelle est retenue, de la voir publier dans un recueil collectif. Dans la région Centre, l’association Tu Connais La Nouvelle organise des rencontres avec des auteurs, des concours et des ateliers. Pour en savoir plus sur l’actualité des concours tous azimuts, suivez les sites Concours de Nouvelles, Textes A la Pelle ou Nouvelle Donne.

Martine Paulais, créatrice et animatrice d’Alice et les mots, a créé les éditions L’Ourse brune consacrées à la nouvelle. Pour en savoir plus, suivez-les ICI et
 


			

9 Commentaires

    • Alice

      Au moment où j’ai écrit cet article, les éd. Quadrature faisaient savoir sur leur site que leur programme éditorial était complet jusqu’en septembre 2019. Ce n’était donc pas le moment d’inciter les auteurs à envoyer un manuscrit…

  1. Sabrina P.

    Merci pour toutes ces pistes, exactement ce que je recherche aujourd’hui ! Belle journée à toi, Sabrina.

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  2. Serge Labrosse

    Je découvre sur le tard, mais avec ravissement, ce texte qui dit honnêtement ce qu’il en est du sort réservé à la nouvelle et offre des pistes. Un gros merci du Québec! Serge Labrosse.

    Réponse
    • Alice

      Merci à vous, Serge !

  3. Nathy Piel-Guibal

    Bonjour et merci pour ces pistes. J’ai juste un souci, je n’arrive à écrire que des nouvelles érotiques et là, c’est encore plus compliqué de trouver une oreille attentive. Je débute et ne sais pas vers qui me tourner en toute confiance pour faire lire mon premier texte abouti et avoir un avis éclairé.

    Réponse
    • Alice

      Bonjour, si vous estimez votre texte abouti vous pouvez l’envoyer à une revue puisque celles-ci publient des nouvelles hors recueil.

  4. Le guennic

    Bonjour,
    Connaissez-vous des revues qui publient des nouvelles jusqu’à 50 000 caractères ? Je ne parviens pas à en trouver… Merci !

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    • MPadmin

      Je ne vois pas. En général, les formats des nouvelles publiées en revues sont plus courts…

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